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Pourquoi la modestie rend belle ?

Dernière mise à jour : 21 déc. 2020




Le sens de la Tsniout


Vous êtes-vous déjà demandé : "Qui suis-je réellement" ? Sans les influences extérieures?

Comment peut-on vraiment se définir ?

En réalité, nous ne pouvons pas nous définir comme notre job ni nos amis, car si nous perdons tout, cela signifie que nous ne sommes rien ? Nous pouvons seulement être quelque chose qui ne sera jamais perdu, quelque chose d’éternellement nous. Le judaïsme l’appelle Neshama : notre âme (éternelle). Ce n’est rien de moins qu’une étincelle d'Hashem et de qualités spirituelles. La modestie commence donc tout d’abord par la conscience d’avoir une âme, et c’est donc à travers la pudeur, que j’exprime l’âme que m’a donnée Hashem : tout ce qui peut faire de moi un être vraiment unique.

La beauté de cette mitsva peut être vraiment comprise en la voyant et en la vivant avec joie et amour. Elle n’est pas seulement un vêtement, c’est un style de vie, un esprit, une attitude, c'est faire de bonnes actions avec discrétion. C’est comment je vais gérer ma vie à travers le sens, la clarté et le discernement ? Comment j’occuperai une place avec discrétion et présence ? Les qualités que nous possédons sont appelées « Midot ». Et la Tsniout permet l’introspection et le raffinement de nos qualités qui nous sont propres. L’action modeste augmente nos valeurs d’une manière éternelle. La première étape pour vraiment apprécier la Tsniout est donc d’apprendre à se connaître. La bonté persistante commence de l’intérieur. Et, pour réparer le monde, nous devons d’abord nous arranger. Nous devons trouver notre sagesse et nos capacités intérieures parce que la vérité se trouve à l’intérieur de notre âme. Agir de façon modeste, c’est commencer à être fidèle à la vérité et avoir une grande estime de nous-mêmes.

Parce que la clé du bonheur est de savoir qui nous sommes.



La Tsniout ne concerne t-elle que les femmes ?


La pudeur est au CŒUR du judaïsme, elle concerne les femmes, les hommes, et surtout notre service et notre relation avec Hashem, modestie signifie intimité, être « caché ». «Il vous a dit, ô homme, ce qui est bien et ce que le Seigneur exige de vous : faire justice, aimer la bonté, et marcher discrètement dans Ses voies» Michnah - Chapitre 6,

La modestie commence par suivre les voies d’Hashem afin de rechercher la vérité avec des intentions pures et non pour l’honneur ou son propre ego.

Selon le judaïsme, le monde se maintient, à chaque génération, grâce au mérite de 36 personnes particulièrement justes. Pourtant, personne ne sait qui ils sont ? Pourquoi ? car leur justice est cachée. Nous trouvons aussi cette forme d’humilité et de pudeur à l’époque du Baal Shem Tov, grâce à la sagesse de «Tzadikim cachés».

D’ailleurs, le judaïsme nous encourage à effectuer des mitsvot d’une manière cachée (exemple : donner la charité, tsédaka anonymement). Faire de bonnes actions en privé et avec discrétion est considéré comme un des plus hauts niveaux pour servir Hachem, parce que la grandeur spirituelle d'une personne se révèle par sa modestie.



Alors, pourquoi nous concentrons-nous plus particulièrement sur les femmes ?


Parce que le Zohar nous enseigne que l’âme divine de la femme vient d’un niveau spirituel supérieur à celui de l’homme qui vient de la Terre. Donc, elle a besoin d’être plus protégée afin d’exprimer sa profonde sagesse, et de recevoir la Shekhina (la partie féminine d'Hashem). La femme est particulièrement précieuse. Nous pouvons voir l’importance de la modestie du corps d’Adam et Eve quand Hashem les recouvrit de vêtements (Berechit 2: 25). En fait, avant le péché de l’arbre défendu, ils pouvaient voir la Neshama, même s’ils étaient nus. Mais après cela, le corps est devenu une «distraction», alors Hachem a créé «la pudeur» par le port de vêtements. Et du fait que Adam était aussi vêtu, nous en déduisons que l’homme aussi doit être modeste.

D'ailleurs, Hashem va bien réfléchir avant de créer la femme : "Je ne vais pas la créer à partir de la bouche : elle va être trop bavarde, non pas à partir de la tête : elle va être orgueilleuse, ni à partir du coeur : elle va être jalouse : " Je vais plutôt choisir un endroit caché & discret du corps d’Adam pour en faire une femme (la côte).

"Ainsi, elle sera discrète et réservée".


Pourquoi devrais-je me couvrir ?

Les objets les plus sacrés, tels que les rouleaux de la Torah, sont gardés couverts et nous ne pouvons les sortir qu’à des moments précis. Tous les objets sacrés du judaïsme sont cachés (exemple : la mézouza : le parchemin est enveloppé et ensuite dans une boîte). Nous remarquons bien que tout ce qui est sacré doit être caché bien précieusement.

C’est le même principe avec notre corps. Parce que c’est précieux, nous le cachons en étant modeste. La modestie nous permet d’apprécier et de respecter encore plus notre corps. La femme montre plus de sensibilité à la préciosité de son corps en le gardant privé et caché tel le Sefer Torah. Elle se couvre afin de refléter le moi intérieur de son être.

La tsniout permet-elle la Beauté ?

Le plus haut niveau de tsniout est-il un « code vestimentaire » ? Et la Torah autorise-t-elle la beauté ? La beauté est clairement reconnue et admise par la Torah. On a dit d’Esther qu’elle était très belle du fait de sa neshama. Le corps est un cadeau de Hachem. Quand nous nous habillons bien et joliment, il double en valeur. Hachem m’a donné un corps, comment puis-je le garder et m’en occuper ? Comment puis-je le garder précieusement ?

Le vendredi soir, nous chantons «Echet ‘hayil» de Shlomo Hamelech. Il dit « La grâce est le mensonge et la beauté éphémère, mais la femme qui craint Hachem est louée ». La beauté existe surtout quand elle vient de l’intérieur. Ainsi, le lien entre Hachem et la femme a un impact sur sa beauté. Hachem s’est assuré que la première femme au monde soit belle : Havah. Avant qu’elle aille vers Adam, sa beauté était le fruit d’Akadosh Baroukh Hou. Ainsi, la beauté existe quand nous créons l’harmonie. La beauté d’une femme est l’harmonie qui vient de l’intérieur. La Torah encourage donc l'embellissement de chaque mitsvot par la beauté.


La spiritualité de la femme s’exprime en privé et plus intérieurement que celle d’un homme. Dans le psaume (45.15), Shlomo Hamelech dit :«Toute la gloire de la fille du roi repose à l’intérieur d’elle-même». La vraie grandeur et la majesté d’une femme ne se manifestent pas publiquement à l’extérieur, mais en son for intérieur, parce que l’honneur d’une femme juive est à l’intérieur. Nous sommes toutes appelées : Fille de roi.

Selon le ‘houmach, nous pouvons voir comment les femmes juives ont toujours eu, depuis les générations les plus anciennes, une position importante et royale grâce à leur Bina (compréhension) et leur connexion intérieure avec Hashem :

SARAH Imenou était le premier exemple de modestie. Elle savait quand rester modeste et quand prendre des décisions. Elle n’a pas été glorifiée parce qu’elle était la femme d’Avraham Avinou, mais Avraham Avinou a été glorifié par elle car sa prophétie le surpassait.

DÉBORAH la Prophétesse, sous son palmier sur la place publique, répondait aux questions qu’on venait lui poser avec discernement et pudeur.

ESTHER qui eut le courage de se sacrifier pour sauver le peuple juif.

RACHEL qui permit à Rabbi Akiva de devenir un brillant érudit en Torah et un leader du peuple juif. Et il a dit «Ce que je suis devenu à présent, je le dois au mérite de ma femme Rachel». Il dit aussi : «La femme a le pouvoir de permettre à son mari de construire une relation plus forte avec D.ieu».

Ceci est d'ailleurs reproduit dans la tradition américaine qui nomme la femme du Président «la Première Dame».

Les dirigeants juifs eux-mêmes sont ainsi, non pas en se faisant connaître, mais en agissant avec discrétion et humilité. En tant que véritable leader, la femme juive a besoin de modestie et d’humilité pour mener à bien sa mission, du fait de la grande responsabilité qu’Hashem lui a donnée.

Nous pouvons aussi nous interroger sur, pourquoi voyons-nous toujours la princesse Kate d’Angleterre avec de beaux vêtements modestes ? C’est de par sa noblesse et de ses responsabilités royales.

On a la chance d'être des princesses d’Hm. La femme a été créée à la fin : elle constitue le couronnement de la création. L’Éternel procura l’intelligence au côté qu’Il avait pris à l’homme & effectivement la femme possède beaucoup de perspicacité et de discernement.


Notre badge de distinction

" Quand une Bat Israel est habillée de manière Tsniout et gracieuse la pureté raffine son être, ses bonnes midotes & sa YIRAT shamaim brille à travers elle " Le vêtement reflète : courage & raffinement. OD : Lutte, persister. Adar : Splendeur & prestige, comme un prestigieux vêtement d’un Cohen qui est décrit dans la Torah comme Tiféret, magnificient :l’importance de se couvrir noblement.

L’effort de trouver des vêtements tsniout est une force de caractère & de bonne midote.



Ref « Au-delà du miroir » par Gila Manolson

Chaque âme a sa propre identité et le but de la vie est de la développer. La force de Sarah Shneirer, une grande éducatrice, a révolutionné l’étude de la Torah. Elle était à la fois un exemple de tsniout et de femme active. La Tsniout ne doit pas nous faire taire, bien au contraire : si nous nous connaissons vraiment, nous pouvons trouver notre véritable voie et trouver le courage de l’exprimer haut et fort. Le Midrash nous enseigne que chaque génération est rachetée par le mérite des femmes justes de cette génération - Midrash Zutah, Ruth p.54. Par la modestie, il est toujours possible de progresser et chaque étape a son importance. A tout moment et dans n’importe quelle situation, nous pouvons nous arrêter et nous interroger sur la sincérité de notre approche, et c’est l’expérience progressive de ce mode de vie orienté vers l’intériorité qui nous permettra d’évoluer et devenir nous-mêmes.


Comment cela renforcera t-il ma connexion avec Hashem ?

Nos sages nous enseignent qu’en agissant modestement, nous ressentons la présence divine, la

« Shehina » en nous et dans notre maison. Sarah Iménou nous montre l’exemple de la présence divine qui entourait sa tente. Être tsniout, c’est toujours être prête à recevoir cette présence. C’est être consciente que chaque effort que nous faisons nous permet de recevoir les bénédictions d'Hachem.

On dit aussi que la pudeur nous protège. Selon les Sepharades, le poisson est un symbole de protection, parce qu’il est caché, et de la même manière quand je cache mon corps, je fais de bonnes actions avec discrétion, j’ai et je sens la protection d'Hashem avec moi chaque jour. Quand je fais du shopping et que je cherche une belle jupe florale à porter, pour honorer Shabbat, je sens que Hachem est fier de moi et je le sens plus proche de moi. (trouver son propre style, personnalité et façon) ainsi, en embellissant cette importante mitsva, nous nous rapprochons de notre Créateur.


J'aimerais conclure sur une question, dont la réponse nous montre clairement :

le pouvoir illimité inné de la femme juive !

Selon la Halacha, « les vêtements de femme qui couvrent son corps et ses membres conformément à tous les règlements, mais sont provocateurs dans le style ou l’attitude ne pas modeste : MAIS alors nous pouvons alors penser : pourquoi y a-t-il un manque de précisions dans les lois de la tsniout ? Pourquoi ne contiennent-elles pas plus de

détails ? (comparées à d’autres mitsvot, comme Shabbat par exemple).

C’est parce que c’est la seule mitsva où Hashem dit à la femme : "Je te fais confiance, tu sais ce qu’est être modeste ". Grâce à sa bina, chaque femme sait être modeste, c’est dans son for intérieur.Ce point est beau parce qu’il définit globalement notre lien profond et spécial que l’on a en tant que femme, avec notre Créateur, Hachem. La tsniout est donc innée chez la femme, depuis la création du monde où Hashem créa la femme d’une partie interne et cachée du corps d’Adam.

Références :

Houmash - Parasha Béréshit Mihal (Chapitre 7 - Passouh H). Chumash (Histoires de notre matriarche). Tehilim (Psaumes 45: 15). Gemara (quelques explications et histoire). Eshet Chayil (Friday night’s song) .

Livre Toratt ‘Haime par le Rabbin Jean Schwarz

Bibliographie / Livres :

«Au-delà du miroir» par Gila Manolson «La fille du roi Gloire» Par Rabbi Moshe Wiener «Outside / Inside» par Gila Manolson «Halichos Bas Yisrael» par Rav Yitzchak Yaacov Fuchs. Modesty - An Adornment for Life - Oz Véadar lé- voucha

Cours en ligne

«Pudeur & Modesty» par Sarah Perets - «La vie de la femme juive» Par le rabbin Touitou. «La beauté chez la femme»

Par Taly Ben Ichai -




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